HUMBUG  posté le dimanche 30 août 2009 13:33

Plus d'un mois avant sa sortie déjà sur le net et écouté par tous les (anciens) fans, une sortie CD-vinyle pourtant bien couverte par la presse, Humbug aura fait parler.

La remarque la plus pertinente sur cet album vient du NME, qui dit, pour le paraphraser, qu'est-ce qu'un groupe comme les Arctic Monkeys peut espérer avoir après avoir conquis un public phénoménal après ses deux premiers album ? Un public plus sélectif, moins nombreux mais plus connaisseur. Cela s'explique à l'écoute ; une chose est sûre, ils ne feront pas un carton dans les radios, une autre l'est aussi ; ils ont construit un chef-d'oeuvre compliqué, plus sombre, qu'on pourrait juger moins instinctif même si j'en doute.

Pour moi, pour l'instant, l'album de l'année. Tout en subtilité, Alex Turner prouve qu'il sait chanter, et écrire des textes à faire concurrence avec Peter Doherty pour la place de "poète anglais reconverti dans le rock". Ils savent mobiliser la tension, le stress, les libérer, faire frémir, attendre et exploser. Que demander d'autre ?

Le changement avec avant est énorme, alors c'est de bon ton parmi les fans de cracher dessus et de pleurer à chaudes larmes "où sont passés nos Monkeys ?". Ils ont évolué, laissé une partie de leur public à l'écart. Tant mieux, parce que les entendre cités dans les groupes préférés de fillettes qui à côté de ça sur leur I-Pod ont Lady Gaga, Katy Perry, Rihanna... Et comme l'a dit un autre magasine, "Ils sont malins, pire que ça, ils sont intelligents.".

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Qu'est-ce qu'être rock'n'roll en 2009 ?  posté le vendredi 28 août 2009 16:07

 

La question éternellement posée par le célèbre magasine Rock&Folk. J'aurais envie de dire, être rock'n'roll en 2009, c'est ne pas se poser la question. Souvent agacée par les propos arrogants de ce magasine, pourtant respectable, et par cette question tant de fois rabachée aujourd'hui, par ceux qui pleurent le rock disparu ou bien cherchent midi à 14h, j'ai pourtant eu l'impression récemment de me trouver dans une situation "rock'n'roll" comme ils disent.

Premier rang, la pluie menace. Derrière, un baggad breton qui enflamme les dames de plus de 40 ans, qui d'ailleurs tournent le dos à la scène, on est bien les seuls à observer les guitares qui défilent sur la scène pendant les réglages. Enfin, premier concert, qui laisse de marbre le reste du public figé comme d'une seule âme, tel un bloc de béton. Quand arrive le deuxième concert, le ciel breton se charge et se déverse, comme attendu. Mais qui attendons-nous exactement ? The Yardbirds. Groupe mythique international, comptant aujourd'hui deux des membres fondateurs, venu se perdre au bout de la Bretagne, à chanter sous la pluie, suivant de peu un groupe de musique traditionnelle bretonne, devant un public de tous les âges, d'un degré plus ou moins alcoolisé, qui finit par s'embraser tout de même. 

Beau show, belles guitares, et puis le son de l'harmonica qui est loin de faire décalé. Qui a dit que le rock était mort ? Je ne sais peut-être pas ce que c'est que d'être rock'n'roll en 2009, mais certains moments s'inscrivent et restent un concentré de rock qu'on aimerait goûter plus souvent.

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Musique  posté le mercredi 26 août 2009 20:15

Musique, art, doivent être libre, doivent être un chaos, incontrolable, dangereux, obsédé, passionné, violent ! Dans leur essence, peu importe combien de fois ils sont vus comme des crimes et jetés en prison, ils restent à l'extérieur. Explique ça ! Comment l'art te précède ? Comment la passion, comment la musique, comment une histoire racontée n'a pas besoin de poumons, n'a besoin de rien, survit en fin de compte, te survit ? L'art peut laisser des marques incroyables.  Et c'est ce que l'on veut tous, non ? On veut laisser une marque, de beauté ou non...

Alison Mosshart

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