Plus d'un mois avant sa sortie déjà sur le net et écouté par tous les (anciens) fans, une sortie CD-vinyle pourtant bien couverte par la presse, Humbug aura fait parler.
La remarque la plus pertinente sur cet album vient du NME, qui dit, pour le paraphraser, qu'est-ce qu'un groupe comme les Arctic Monkeys peut espérer avoir après avoir conquis un public phénoménal après ses deux premiers album ? Un public plus sélectif, moins nombreux mais plus connaisseur. Cela s'explique à l'écoute ; une chose est sûre, ils ne feront pas un carton dans les radios, une autre l'est aussi ; ils ont construit un chef-d'oeuvre compliqué, plus sombre, qu'on pourrait juger moins instinctif même si j'en doute.
Pour moi, pour l'instant, l'album de l'année. Tout en subtilité, Alex Turner prouve qu'il sait chanter, et écrire des textes à faire concurrence avec Peter Doherty pour la place de "poète anglais reconverti dans le rock". Ils savent mobiliser la tension, le stress, les libérer, faire frémir, attendre et exploser. Que demander d'autre ?
Le changement avec avant est énorme, alors c'est de bon ton parmi les fans de cracher dessus et de pleurer à chaudes larmes "où sont passés nos Monkeys ?". Ils ont évolué, laissé une partie de leur public à l'écart. Tant mieux, parce que les entendre cités dans les groupes préférés de fillettes qui à côté de ça sur leur I-Pod ont Lady Gaga, Katy Perry, Rihanna... Et comme l'a dit un autre magasine, "Ils sont malins, pire que ça, ils sont intelligents.".






